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Le conseil d'administration

 

Le conseil d'administration du syndicat vous présente ses meilleurs vœux pour 2017

Faisons le bilan de l'actualité de la profession :

Les référentiels,
(et ne doutons pas qu'il y en aura plus dans l'avenir)

Rappel des situations de rééducation couvertes par un référentiel de la Haute Autorité de santéSituation de rééducation


Nombre de séances avant accord préalable Demande d'accord préalable

Entorse externe récente de la cheville 1 à 10 séances à partir de la 11e séance
Arthroplastie de hanche par prothèse totale 1 à 15 séances à partir de la 16e séance
Arthtoplastie du genou par prothèse
totale ou uni-compartimentaire 1 à 25 séances à partir de la 26e séance
Reconstruction du LCA du genou 1 à 40 séances à partir de la 41e séance
Libération du nerf médian au canal carpien -- dès la 1re séance
Méniscectomie isolée, totale ou subtotale,
par arthroscopie 1 à 15 séances à partir de la 16e séance
Réinsertion et/ou suture d'un ou
de plusieurs tendons de la coiffe
des rotateurs de l'épaule,
par arthroscopie ou abord direct 1 à 50 séances* à partir de la 51e séance
Prise en charge d'une lombalgie commune 1 à 15 séances pour une série d'actes à partir de la 16e séance
ou
à partir de la 31e séance si 30 séances pour lombalgie commune ont été prises en charge dans les 12 mois précédents
Prise en charge d'une cervicalgie commune 1 à 15 séances pour une série d'actes à partir de la 16e séance
ou
à partir de la 31e séance si 30 séances pour cervicalgie commune ont été prises en charge dans les 12 mois précédents
Après fracture de l'extrémité distale
des deux os de l'avant-bras 1 à 25 séances à partir de la 26e séance
Après fracture avec ou sans luxation,
opérée ou non, du coude chez l'adulte 1 à 30 séances pour une série d'actes à partir de la 31e séance
Après fracture non opérée
de l'extrémité proximale de l'humérus 1 à 30 séances à partir de la 31e séance

Dans le cadre d'un traumatisme récent
du rachis cervical sans lésion neurologique 1 à 10 séances à partir de la 11e séance
Dans le cadre d'une tendinopathie
de la coiffe des rotateurs non opérée 1 à 25 séances à partir de la 26e séance




Donc vous devez guérir votre patient avec ce quota de séances, c'est dans la loi.
Si, bizarrement, celui-ci avait encore besoin de soins, il faut demander à la caisse une autorisation.
La négociation porte actuellement, non pas sur la pertinence des référentiels puisque c'est joué, mais sur les modalités prolongation du traitement :
Les caisses souhaitent que ce soit le médecin (et lequel, celui qui opère ou le traitant ?) qui demande la permission de continuer en joignant un argumentaire, alors que la profession estime que c'est aux masseurs kinésithérapeutes de faire cette démarche à l'aide d'un bilan kinésithérapique.
Les médecins nous soutiennent dans cette voie, n'ayant pas envie de paperasse supplémentaire.

Les Dépassement pour Exigence : il semble de ce soit le prochain cheval de bataille des caisses ; peut être pour alimenter la commission des pénalités ? En tout cas, ils ont commencé à enquêter en Ile de France.

La loi HPST : Notre formation continue semble menacée :
En effet, les projets relatifs au DPC des médecins (développement professionnel continu), qui seront identiques pour les autres professions, signent l'exclusion des professionnels de santé de la gestion du dispositif. Les professionnels de santé seraient évincés tant du choix des thèmes et des actions de développement professionnel que de l'agrément des organismes de développement professionnel continu; l'organisme gestionnaire étant composé exclusivement de représentants de l'Assurance maladie et de l'Etat.
L'Union Nationale des Professions de Santé exige en préalable que les professionnels de santé, qui sont des acteurs incontournables de leur développement professionnel continu, soient intégrés de plein droit dans l' l'organisme gestionnaire, à parité avec les représentants des tutelles .
La bonne nouvelle ?: on cherche…
Les cabinets sont actuellement pleins, nos confrères travaillent beaucoup et ont du mal à croire ce que nous rapportons.
Ceux qui ont été sanctionnés en commission des pénalités sont tombés des nues.
Mais ce que le pouvoir et les caisses nous promettent est inquiétant.
La FFMKR se bat pour que ce tableau ne soit qu'un mauvais rêve (au moins pour ce qui encore négociable), mais elle a besoin de vous pour être représentative.

DOMINIQUE BOURGEOIS DEVAUD